Claude  MONET

 

Peintre français (Paris 1840 - Giverny 1926).

    Claude MONET rencontre Boudin, Jongkind, avec qui il travaillera au Havre avant d'entrer dans l'atelier de Gleyre à Paris en 1868, où il se lie avec Renoir, Sisley, Bazille.

La recherche de la lumière

      Il recueille un premier succès au Salon de 1865. Il entreprend l'exécution du Déjeuner sur l'herbe, en hommage à Manet, et peint en plein air (1865 -1866, fragment au musée d'Orsay et esquisse à Moscou, musée Pouchkine).

      Dès cette époque, l'art de Claude MONET se caractérise par la recherche de la lumière, ainsi que par une évidente indifférence au sujet, à l'anecdote (La Pie, 1869-1870, Paris, musée d'Orsay) et même, dans une certaine mesure, à la composition. Ce qui l'intéresse dans le spectacle de la nature, ce sont les rythmes chromatiques qui l'animent, les relations primordiales qui unissent les éléments dans un mouvement perpétuel. Héritier des peintres de Barbizon, dont il apprécie les paysages et le sens de la lumière, il les dépasse bientôt pour atteindre à une dimension véritablement cosmique.

      Préparée par les pressentiments tumultueux de Delacroix et par cette humble conversion au motif naturel qui caractérise la peinture de Corot, de Millet, la révolution que réalise alors Claude MONET vise à libérer la peinture occidentale du carcan de la forme, à découvrir de formidables sources d'énergie et à exprimer les forces et les tensions qui sous-tendent l'univers. Lorsque Daubigny le présentera au célèbre marchand de tableaux Durand-Ruel, à Londres, en 1871, il dira : " Voilà un jeune homme qui sera plus fort que nous. "

Le chef de file de l'impressionnisme

      En 1874, Claude MONET participe à une exposition de groupe chez le photographe Nadar avec une toile intitulée Impression, soleil levant (1872, Paris, musée Marmottant), qui donne son nom au mouvement impressionniste, dont il apparaît immédiatement comme le chef de file incontesté. Claude MONET suscite déjà des polémiques mais s'attire au demeurant de solides et puissantes admirations. Celle de Durand-Ruel d'abord, qui lui ouvrira régulièrement sa galerie et lui accordera une confiance illimitée, mais aussi celle d'écrivains aussi éminents que Maupassant, Zola ou Mirbeau.

      Vingt années durant, Claude Claude MONET va peindre sur le motif et chercher inlassablement, en Normandie comme sur la Côte d'Azur, à Londres comme à Paris, à se faire l'interprète d'un univers en devenir où la matière, soumise aux caprices mystérieux de la lumière, semble éternellement se créer, se défaire et se créer de nouveau. Cette " ambition surhumaine ", selon la formule de Georges Clemenceau, trouve son expression privilégiée dans de fameuses séries : celle des Meules (1891), celle des Peupliers (1892), et surtout celles des quelque vingt Cathédrale de Rouen, qu'il expose en 1895, et des trente-sept Vue de la Tamise à Londres, qu'il peint entre 1900 et 1904. De son séjour à Venise en 1908, Claude MONET ne rapporte pas moins de vingt-neuf toiles. Ce labeur intense est suivi par l'exposition en 1901 de quarante-huit Nymphéas (tableaux peints entre 1904 et 1906). Lié d'amitié avec Georges Clemenceau, celui-ci l'incite à léguer des toiles qu'il peint dans son vaste atelier de Giverny. Cet ensemble monumental est réparti en deux salles souterraines de l'Orangerie des Tuileries, à Paris, et présente huit toiles immenses, dont la plus grande mesure près de 17 m de long. Ce sera le dernier cycle de peinture achevé par Claude MONET ; son inauguration aura lieu en 1927, donc après la mort de l'artiste. La demeure de ce dernier, à Giverny, a été transformée en musée.

      En vérité, Claude MONET aura été à la peinture ce qu'ont été Debussy à la musique, Proust, Joyce et Pound à l'écriture, Heiddeger à la philosophie, c'est-à-dire l'éclaireur exaltant d'une nouvelle aventure de l'esprit prométhéen et un conquérant de l'infini. Lors de ses obsèques, Clemenceau posera sur son cercueil une pièce d'étoffe bariolée et dira : " Pas de noir pour Claude MONET. "
 


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La galerie de tableaux de

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Dame au jardin

La liseuse

Maison sur l'eau

Le déjeuner sur l'herbe

Le jardin en fleurs

Femmes au jardin

La pie

Impression, soleil levant

Argenteuil

Les coquelicots

Le pont d'Argenteuil

La gare Saint Lazare

La rue Montorgueil

Meules, fin de l'été

L'étang aux nymphéas

Lavacourt

Les nymphéas blancs

Le jardin de l'artiste à Vetheuil

En canot sur l'Epte

Le jardin à Giverny

La Seine à Vetheuil

Femme à l'ombrelle

La plage d'Étretat

Bordighera

La cathédrale de Rouen

Terrasse à Saint Adresse

L'hôtel des Roches noires

Le Parlement, trouée de soleil

Le pont de l'Europe

Les dindons

La Japonaise

Le pont de chemin de fer Argenteuil

Zaandam

Pont d'Argenteuil

Coucher de soleil, Venise

Boulevard des Capucines

L'église de Jeufosse

Poires et raisins

Environs d'Honfleur, neige

La capeline rouge

Un coin d'atelier

La plage à Trouville

La plage à Trouville

La Seine à Bennecourt

La Tamise et le Parlement

Le pavé de Chailly

Les nymphéas bleus

Route de Giverny en hiver

Argenteuil, fin d'après-midi

Bateaux de plaisance

Camille et Jean Claude MONET dans le jardin

La maison bleue, Zaandam

La maison de l'artiste à Argenteuil

La Seine à Argenteuil

Le pont du chemin de fer

Lilas temps gris

Nature morte au melon

Régates à Argenteuil

A travers les arbres, Île de la Grande Jatte

Zaandam

Blanche Claude MONET peignant

Brumes sur la Seine

Cap Martin

Coin de jardin à Montgeron

Effet de neige

Etang à Montgeron

Fin d'après midi à Vétheuil

Glaçons à Bennecourt

La cabane à Trouville

La plage de Juan les Pins

La prairie à Giverny

La Seine à Argenteuil

La Seine à Vetheuil

Vetheuil

Effet d'automne à Argenteuil

Le pont à Waterloo

Le pont japonais

Londres, le pont de Waterloo

Promenade sur la falaise, Pourville

Vase de fleurs

Les falaises d'Etretat